Un DVD à ne pas manquer

Près de deux ans après sa sortie en salle, le film sur l’affaire dite d’Outreau, réalisé, avec l’aide et le soutien d’Innocence en Danger, d’Homayra Sellier, de Karl Zéro, de Zelig films et de Bernard de la Villardière (ligne de front, le producteur) par Serge Garde « Outreau l’autre vérité » est édité en DVD avec 4 bonus .

Mise en vente publique mars 2015 au prix de 19,90 euros, il s’agit de la seule version complète validée par l’équipe. Diffusé en soirée par la télévision Suisse Romande le 24 novembre 2014, le film n’a toujours pas été programmé par une chaine de télévision française. Mais des milliers de téléspectateurs ont quand même pu voir le film dans des salles d’art et d’essai comme cela a été le cas à Toulouse à l’ABC avec IED. Le film existe il est possible avec le DVD de le faire vivre encore.

Sans attendre sa sortie chaque association ou particulier peut se le procurer en contactant Sophie Wittmer à sophie.wittmer@gmail.com

Rapport UNICEF sur les violences contre les enfants

« De nouvelles données mondiales mettent en évidence la prévalence de la violence envers les enfants« , déclare l’UNICEF.

NEW YORK, 4 septembre 2014–

La plus importante collecte de données jamais effectuée sur la violence envers les enfants révèle l’ampleur stupéfiante des sévices physiques, sexuels et psychologiques qu’ils subissent et met en évidence les attitudes qui perpétuent et justifient cette violence, véritablement cachée sous nos yeux dans chaque pays et communauté du monde.

« Ce sont des données qui mettent mal à l’aise : aucun gouvernement ou parent ne voudra les voir« , a affirmé M.Anthony Lake, Directeur général de l’UNICEF.

Mais si nous n‘affrontons pas la réalité que représentent chacune de ces statistiques révoltantes, c’est à dire la vie d’un enfant dont le droit à une enfance sûre et protégée a été violé, nous n’abandonnerons jamais cette mentalité selon laquelle la violence contre les enfants est normale et tolérable. Elle n’est ni l’un ni l’autre.

Cachée sous nos yeux
Ce rapport de l’UNICEF s’appuie sur les données provenant de 190 pays, apportant des informations sur les violences dans des lieux où les enfants devraient se trouver en sécurité : leurs communautés, leurs écoles et leurs foyers.
Il fournit des détails sur les effets durables et souvent intergénérationnels de la violence et montre que les enfants qui y sont exposés ont davantage tendance à devenir chômeurs, à vivre dans la pauvreté et à se comporter de façon violente envers les autres. Les auteurs font valoir que les données proviennent seulement de personnes qui ont accepté de faire connaître leur opinion et qu’elles représentent par conséquent une estimation minimale du problème.

Parmi les principales conclusions, on note :
La violence sexuelle: dans le monde, environ 120 millions de filles de moins de 20 ans (environ 1 sur 10) ont subi des rapports sexuels forcés ou d’autres actes sexuels forcés et une sur trois des adolescentes mariées âgées de 15 à 19 ans (84 millions) ont été victimes de violences émotionnelles, physiques ou sexuelles perpétrées par leurs maris ou partenaires. La prévalence de la violence entre partenaires est de 70 % ou plus en République démocratique du Congo et en Guinée équatoriale et s’approche ou dépasse 50 % en Ouganda, en République Unie de Tanzanie et au Zimbabwe.
En Suisse, une enquête nationale menée en 2009 sur les filles et les garçons âgés de 15 à 17 ans a montré que respectivement 22 % et 8 % d’entre eux ont connu au moins un incident lié à la violence sexuelle et impliquant un contact physique. La forme de violence sexuelle la plus fréquente pour les deux sexes était la cyber victimisation.

L’homicide : un cinquième des victimes d’homicides dans le monde sont des enfants et des adolescents de moins de vingt ans, ce qui s’est traduit par environ 95 000 décès en 2012.
Les homicides sont les principales causes de décès chez les garçons et adolescents âgés de 10 à 19 ans au Panama, au Venezuela, en El Salvador, à Trinité et Tobago, au Brésil, au Guatemala et en Colombie. Le Nigéria affiche le nombre le plus élevé d’homicides dont les victimes sont des enfants :13 000.Parmi les pays d’Europe occidentale et d’Amérique du Nord, les États-Unis ont le taux le plus élevé d’homicides.

Les actes d’intimidation: un peu plus d’un élève sur trois âgé de 13 à 15 ans est régulièrement victime d’actes d’intimidation dans les écoles du monde entier; à Samoa, le rapport est de presque trois sur quatre. En Europe et en Amérique du Nord, presque un tiers des élèves âgés de 11 à 15 ans rapportent s’être livrés à des actes d’intimidation contre d’autres. En Lettonie et en Roumanie, ils sont près de 6 sur dix.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :
Maud SAHEB
T. + 33 (0)1 44 39 77
70 | Mob. + 33 (0)6 83 99 05 67
@MaudSaheb | @UNICEF_France | #UNICEFPresse
Courriel : msaheb@unicef.fr

UNICEF France
3, rue Duguay-Trouin
75282 Paris cedex 06
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Déni des violences sexuelles de l’enfance

AFP 1 MARS 2015 À 09:18 (MIS À JOUR : 1 MARS 2015 À 11:55)

Tentative de suicide, amnésie, stress post-traumatique… Les violences sexuelles subies dans l’enfance ont de lourdes conséquences à l’âge adulte, même 50 ans après, faute de prise en charge appropriée, relève une enquête inédite auprès des victimes aux résultats «alarmants».
Plus de 1.210 victimes de violences sexuelles âgées aujourd’hui de 15 à 72 ans, dont 95% de femmes, ont accepté de répondre à cette enquête de l’association Mémoire traumatique et victimologie, conduite de mars à septembre, avec le soutien de l’Unicef France, dans le cadre de la campagne Stop au déni.
En France, une femme sur cinq et un homme sur quatorze déclarent avoir subi des violences sexuelles. Les enfants sont les principales victimes: 81% ont subi ces violences avant l’âge de 18 ans, dont 51% avant 11 ans et 21% avant 6 ans !
Dans plus de la moitié des cas, leur agresseur était un membre de la famille. «Mon père m’a violée en moyenne 3 à 4 fois par semaine pendant dix ans», témoigne ainsi une victime.

Déni des violences sexuelles de l’enfance : un «scandale» de santé publique – Libération 03/03/15

Plus la victime est jeune au moment des faits, plus les conséquences sont lourdes. 42% des personnes interrogées ont déjà tenté de se suicider, parfois plus de dix fois, et 95% reconnaissent un impact des violences sur leur santé mentale et physique.
L’enquête «Impact des violences sexuelles de l’enfance à l’âge adulte» doit être présentée lundi à Paris lors d’un colloque.
« Le coût humain des violences sexuelles, en particulier celles infligées aux mineurs, est alarmant », souligne l’association présidée par le Dr Muriel Salmona.
Ce qui ressort de l’enquête, c’est «l’absence de prise en charge adaptée, de protection et de reconnaissance des victimes, surtout les plus vulnérables, alors même que les conséquences sur la santé et la vie affective, familiale et professionnelle apparaissent extrêmement importantes.»
«Il s’agit d’un véritable scandale de santé publique et d’une atteinte aux droits des victimes».
Plus les violences sont assorties de circonstances aggravantes (viol, inceste), moins les victimes ont été protégées par la police, la justice ou leurs proches.
Seules 4% des victimes agressées dans l’enfance indiquent avoir été prises en charge par l’Aide sociale. Parmi celles qui ont porté plainte, 66% de celles qui avaient moins de 6 ans au moment des faits déclarent «n’avoir jamais été protégées», tout comme 70% de celles entre 6 et 10 ans et 71% de celles entre 11 et 14 ans.

«Il est urgent que les pouvoirs publics mettent en oeuvre les moyens nécessaires pour protéger, accompagner et soigner efficacement les victimes afin d’enrayer le cycle infernal des violences», souligne le Dr Muriel Salmona.

Le rapport complet est accessible sur le site http://stopaudeni.com à partir de lundi.
AFP